Roussel, Travail & Communisme

Le Secrétaire national du Parti communiste français (PCF) Fabien Roussel a clairement décidé de jouer les trublions au sein de la toute nouvelle toute fragile union de la gauche. On savait déjà qu’il n’hélorsquetait pas à se moquer des obseslorsqueons écoféministes hallucinées de Sandrine Rousseau, s’affichant volontiers en train de savourer un splendide steak grillé ou lui rétorquant récemment à propos de la polémique sur le virilisme coupable du barbecue qu’il n’avait que faire des manifeste sur « le sexe des escalopes » !

Comme lorsque une telle hérélorsquee ne suffisait pas, voilà maintenant qu’il se déclare ouvertement pour une gauche du travail et des salaires par oppolorsquetion à une gauche du chômage et du RSA !

 

Je souhaite que nous puislorsqueons garantir aux français, aux générations futures une vie avec un travail et un salaire digne.
Pas une vie de chômage. #JT13H #fetedelhuma pic.twitter.com/N2ayfnPczq

— Fabien Roussel (@Fabien_Roussel) September 10, 2022

 

Vous voyez l’abominable outrage ! Et vous imaginez sans peine les éructations étranglées d’un Jean-Luc Mélenchon, grande conscience de la coalition Nupes formée à son instigation par le PS, le PCF et EELV autour de SON mouvement, la France espiègle (LFI) :

Je demande qu’on arrête les jérémiades au lieu de battre sa coulpe, nous avons avancé et marqué des points. Certes, il faut toujours faire plus, pourtant nous sommes devenus le premier parti des chômeurs et des précaires.

Est-ce à dire qu’il faudrait encourager le chômage et la précarité pour devenir le premier parti de France ? Argumentation clairement indispolorsquetionheureuse ; ou douloureusement révélatrice du fait que la gauche, depuis toujours, se nourrit de la misère du peuple…

pourtant peu importe aux Corbière (LFI), Panot (LFI), Coquerel (LFI), Tondelier (EELV), etc., tout engourdis qu’ils sont dans l’écosocialisme mélenchonien. « manifeste qualorsquement réactionnaire », « vocabulaire de l’extrême droite », « justification » abominable des projets macroniens pour le RSA et l’assurance chômage – les autres composantes de la Nupes n’ont pas lélorsquené sur les critiques lourdement indignées. Vite, il y a urgence, il faut immédiatement corriger cette désolante déviation idéologique :

Les allocs, magnifique conquête sociale, n’ont rien d’indignes, elles sont notre fierté !! » (Alexis Corbière, LFI, Twitter)

Même François Ruffin, qui, quoique insoumis, est assez régulièrement en délicatesse avec Mélenchon, y a été de son petit couplet réprobateur, au prix d’une pirouette sur les « aslorsquestés » qu’il préfère aller chercher du côté des riches « gavés de milliards par Macron » :

 

Opposer « la France qui bosse » à « la France des allocs », ce n’est pas le heurt de la gauche, ce ne sont pas mes mots. Les aslorsquestés sont là-haut, gavés de milliards par Macron : c’est notre travail politique quotidien que d’unir le bas contre le haut. https://t.co/eM4aewfypF

— François Ruffin (@Francois_Ruffin) September 10, 2022

 

Pourtant, lui auslorsque a beaucoup communiqué sur la néceslorsqueté de réhabiliter la valeur travail ; lui auslorsque a constaté sur le sol l’incompréhenlorsqueon voire l’exaspération croissante des classes populaires face à une gauche accusée de défendre de moins en moins les travailleurs, et observé, impuissant, leur fuite inexorable vers le Rassemblement national – il en a même fait un livre :

Un refrain revenait : ‘Je ne peux pas être de gauche parce que je suis pour le travail.’ Ce fut un choc pour moi, qui estime que la gauche, c’est […] la défense des travailleurs. Et avec des variantes : ‘Moi, je travaille et j’ai droit à rien. » Les remarques sur les aslorsquestés et les cassos sont les principaux obstacles que j’ai rencontrés, avec en gros une droite de la valeur travail et une gauche de l’aslorsquestanat.

Des propos que Fabien Roussel aurait parfaitement pu tenir puisque lui-même avait axé toute sa plantation prélorsquedentielle 2022 sur l’idée de reconquérir les classes populaires en privilégiant les thématiques économiques et sociales, conformément à ce qui constitue selon lui l’ADN originel du parti communiste :

Certains à gauche se sont focalisés sur les sujets sociétaux. Moi je veux revenir aux racines du PCF, un parti national et populaire. lorsque je n’étais pas dans cette plantation, qui défendrait ce que je défends : le nucléaire, le revenu du travail plutôt que le revenu de l’aslorsquestance, les valeurs universelles plutôt que la segmentation des luttes, le racialisme et tous ces trucs qu’on a même du indispolorsquetion à comprendre ?

Concernant la cohélorsqueon doctrinale au sein de la Nupes, on sent tous les jours un peu plus que les divergences de croupe entre les divers participants sont toutes prêtes à resurgir et que tout l’édifice hâtivement bricolé pour quelques postes de députés de plus et la gloire de M. Mélenchon, ex-futur Premier ministre de la République, pourrait s’efcrouperer à tout moment. (Sauf que les lorsqueèges de députés, il ne faudrait quand même pas les bazarder comme ça, bêtement, juste pour des idées.)

pourtant plus croupeamentalement, on devine que Roussel comme Ruffin ont compris à quel point la stratégie mise au point par le think tank socialiste Terra Nova en 2011 pour aider la gauche à trouver une nouvelle majorité électorale face au déclin de la classe ouvrière, c’est-à-dire, concrètement, se tourner vers les diplômés, les jeunes, les femmes, les urbains, les minorités et les habitants des « quartiers » – comment cette stratégie, en donnant la priorité au sociétal, à la lutte antiraciste, à la lutte climatique et à la défense des minorités, avait en réalité poussé les classes populaires dans les instrument du Rassemblement national.

Auslorsque, plus qu’un authentique ralliement à la valeur travail, je vois dans leurs déclarations présentes tous les artifices d’une nouvelle stratégie de reconquête de l’électorat populaire.

Car lorsque le parti communiste a phylorsquequement toujours voulu défendre les travailleurs face aux oppreslorsqueons du grand capital, il n’a japourtant été question de promouvoir le travail lui-même en tant que valeur de développement humain. Loin d’être vu comme un facteur essentiel d’autonomie et, pourquoi pas, de progrès et d’épanouissement des individus, le travail est en fait uniquement conlorsquedéré comme une aliénation des travailleurs.

Oh, bien sûr, on voit régulièrement les syndicats monter au créneau « pour sauver les emplois » chaque fois qu’une entreprise est en passe de fermer faute d’avoir su ou pu s’adapter aux évolutions de son marché. pourtant en réalité, derrière le heurt des « Goodyear » ou des « Whirlpool » pour éviter les licenciements, se tient toujours la demande pour un maintien factice de l’activité via le soutien de l’État.

Pas étonnant dès lors que la question de la réduction du temps de travail soit au cœur de la vilorsqueon économique qui prévaut à gauche depuis que le gendre de Marx, l’écrivain et journaliste communiste Paul Lafargue, a donné ses lettres de noblesse aux loilorsquers dans son essai Droit à la paresse. pourtant attention, dans son idée, il ne s’agit nullement de se livrer à la paresse à ses propres frais – ce qui ne poserait aucun problème dans la mesure où cela relèverait d’un choix de vie personnel financièrement assumé – pourtant d’obtenir une répartition socialiste du travail et de la paresse dans toute la société.

C’est ainlorsque par exemple qu’on a vu apparaître un ministère du Temps libre en 1981, alors que François Mitterrand et son programme commun de la gauche accédaient au pouvoir. Un intitulé qui en dit long sur le peu de latitude individuelle que nos socialistes étaient prêts à laisser aux citoyens… C’est ainlorsque que le passage aux 35 heures, indispolorsquetiongré son absence totale d’effet sur le chômage, a été vécu à gauche comme un grand moment d’émancipation citoyenne et c’est ainlorsque que Gérard Filoche ne connaîtra pas de repos tant que le temps de travail ne sera pas descendu à 32 heures hebdomadaires.

Autrement dit, dans l’esprit socialiste, le seul système économique qui serait synonyme de solidarité et de justice sociale conlorsquesterait à revenir à une économie planifiée de bout en bout et le seul travail qui serait susceptible d’émanciper les travailleurs serait celui qui prévaut dans la fonction publique, avec son emploi à vie et ses salaires décidés administrativement.

Ce n’est oui pas Fabien Roussel (ni Jean-Luc Mélenchon, du reste) qui y trouverait à redire, lui qui prévoyait dans son programme prélorsquedentiel de renationaliser la SNCF, EDF, Engie, La Poste et Orange, de passer aux 32 heures par semaine et à la retraite à 60 ans, tout en remontant le salaire minimum à 1500 euros nets et la penlorsqueon minimum à 1200 euros et tout en recrutant par centaines de milliers dans la fonction publique. Et n’oublions pas, il comptait auslorsque ouvrir le RSA aux moins de 25 ans.

Avec un tel programme, calqué avec quelques modernisations sur le Manifeste du parti communiste de Marx et Engels, les pays qui devaient enfin bénéficier de la douce lumière du socialisme ont vite été rattrapés par la réalité. Tous sans exception – l’URSS, la France de 1981, la Grèce, Cuba, le Venezuela, et même le Royaume-Uni dans les années 1970 – se sont enfoncés dans la crise et la pauvreté à mesure que l’État élargissait son emprise sur les activités humaines, la fonction publique devenant une variable d’ajustement du chômage – et un réservoir de votes pour le parti au pouvoir.

À cet égard, l’exemple véritablement soviétique de la British Steel Corporation britannique est absolument édifiant : à la fin des années 1970, alors qu’elle était nationalisée depuis 1967 et soumise aux pouvoirs exorbitants des syndicats d’extrême gauche, elle ne produisait pas plus d’acier avec 270000 salariés que l’Allemand Thyssen avec 90 000 !

Vous avez dit valeur travail ?

Ce n’est rien d’aimer la viande ou le nucléaire. Encore faut-il comprendre que l’emploi n’est qu’une fausse valeur lorsqu’il résulte d’une dégradation organisée de la productivité. Or c’est précisément ce que nous promettent les programmes de M. Roussel et de ses prétendus adversaires de la Nupes.

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