Une start-up bordelaise a mis au point un bracelet connecté qui permet d’alerter ses proches en cas d’agression

Le bijou, qui envoie également la localisation exacte, a reçu un Innovation Award au Consumer Electronics Show (CES) 2022 de Las Vegas.

La technologie et l’innovation au profit de la société. Tel est le défi de MyEli. La start-up bordelaise commercialise des bracelets connectés qui permettent à une personne en situation de danger de prévenir ses proches afin qu’ils puissent lui venir en aide ou appeler la police. Comment fonctionne ce bracelet ? «Très simplement» répond Ludivine Romary, inventrice du concept et fondatrice de MyEli, «il suffit de cliquer une fois dessus pour prévenir qu’on a un problème». Le bracelet est en fait connecté au téléphone de la personne qui le porte, par une application (MyEli) et un système d’appairage par Bluetooth. Au moment où le porteur du bijou appuie dessus car il se sent en insécurité, un SMS préenregistré doublé d’un appel automatique sont envoyés à des contacts (jusqu’à 5) sélectionnés au préalable sur l’application. Ces derniers ont alors accès à la position GPS exacte de la victime pendant 5 minutes, sauf si celle-ci n’a pas coché cette option sur l’application. Si tout se passe bien, un double-clic permettra d’envoyer un SMS «home safe» (=bien rentré(e), tout va bien).

«L’idée était de donner plus de confiance aux gens mais avec un usage très simple» raconte Ludivine Romary, « on voulait un truc passe-partout, qui ne soit pas anxiogène et qui ne fasse pas objet connecté». À l’inverse, la jeune femme défend un «vrai bijou, joli, que les gens prennent plaisir à porter». Toute la complexité se trouve justement dans l’alliage entre l’esthétisme et la technologie : «le fait que ce soit un bijou en laiton imposait de grosses contraintes, car le métal brouille les ondes» relate Ludivine Romary. La résolution du problème, qui relève de la prouesse technologique, a valu à MyEli un Innovation Award au Consumer Electronics Show (CES) 2022 de Las Vegas. Pour réussir à faire fonctionner le système miniaturisé comprenant une pile et une puce connectée intégrée dans le bracelet, elle a travaillé sur le prototypage pendant 8 mois. Pour cela, MyEli a collaboré avec le CATIE et Cisteme, deux centres de recherche technologique. Auparavant, elle avait bénéficié de l’aide de l’incubateur de start-up Bordeaux Technowest et de plusieurs sources de financements publics. «Mais tout a été très vite» confie Ludivine Romary, qui a commencé la commercialisation de ses bracelets en novembre 2021.« En un an, on est passé d’un bout de papier à la commercialisation» ajoute-elle. La jeune femme de 26 ans admet tout de même «ne pas beaucoup dormir».

Une levée de fonds et de grandes ambitions

Il faut dire que Ludivine Romary a une idée très claire de l’avenir de son entreprise. Et le programme est chargé. MyEli entend saisir toutes les opportunités et profiter de la visibilité offerte par son prix au CES de Las Vegas. Dans cette optique, elle organise actuellement une levée de fonds, et espère réunir 500.000 euros. « Avant fin avril, si possible ». Pour la suite, Ludivine Romary rêve d’un bracelet connecté totalement indépendant, sans association avec l’application. « Si on met un peu la pression aux développeurs, c’est faisable pour le début de l’année prochaine » confie-t-elle. En 2023, elle aimerait aussi ouvrir plusieurs magasins en France. Avant « d’internationaliser tout » en 2024. Ambitieuse, la jeune femme espère enfin implanter des bureaux à l’étranger en 2025, « peut-être au Mexique, où l’insécurité est très forte ».

Pour l’instant, MyEli propose quatre modèles de bracelets sécurisants connectés, tous au prix de 95 euros et accessibles sur internet en Europe, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. La production est, elle, 100% française : le bijou est fait en Ardèche, la partie électronique à Bordeaux. Sur les quatre bracelets proposés, deux sont sortis en décembre dernier, dont un bracelet pour homme. Mais sur les 850 clients que revendique MyEli, Ludivine Romary reconnaît volontiers qu’« il doit y avoir environ 10% d’hommes ». En revanche, celle qui ciblait initialement davantage les victimes de harcèlement de rue ou de violences conjugales s’étonne de la diversification récente de sa clientèle : « il y a beaucoup de joggeuses, beaucoup de personnes âgées qui ont peut-être peur d’une chute, beaucoup d’enfants qui vont parfois seuls à l’école… » rapporte Ludivine Romary, qui ajoute avoir « une grosse demande chez les ados ».

La jeune cheffe d’entreprise confie aussi avoir plusieurs offres en cours, notamment avec un campus d’une école parisienne et une entreprise qui souhaite « plusieurs centaines de bijoux pour rassurer ses collaborateurs ». « Contribuer à réduire l’insécurité, c’est ce qui nous motive » défend Ludivine Romary, « le plus gratifiant, c’est lorsqu’on a des retours de personnes qui nous disent que le bracelet leur a servi… ». Selon une étude de l’Ifop menée en 2018 pour la Fondation Jean Jaurès, 86% des femmes en France ont été victimes d’au moins une forme d’atteinte ou d’agression sexuelle dans la rue.

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