Plus d’argent sera nécessaire pour le sport d’élite canadien, mais pas seulement

Un effort financier supplémentaire sera nécessaire pour aider le développement du sport d’excellence et du sport en général en cette sortie de pandémie et en prévision de la candidature du Canada pour la tenue des Jeux d’hiver en 2030, plaide la Comité olympique canadien.

Avec une dernière médaille de bronze remportée dimanche par l’équipe de bobsleigh à quatre pilotée par Justin Kripps au dernier jour des Jeux de Pékin, le Canada y aura finalement gagné un total de 26 médailles, dont 4 d’or, 8 d’argent et 14 bronze, terminant au 4e rang pour le nombre de médailles, derrière la Norvège (37), le Comité olympique russe (32) et l’Allemagne (27), mais devant les États-Unis (25). Cette récolte canadienne est un peu moindre que celle aux Jeux d’hiver précédents, à Pyeongchang en 2018 (29 dont 11 d’or), mais équivalent à la performance à Sotchi en 2014 (25) et de Vancouver en 2010 (26).

Le Comité olympique canadien (COC) remarque aussi que le Canada a atteint 8 fois la quatrième place, 9 fois la cinquième et s’est classé à 68 reprises parmi les huit meilleurs sur un total de 109 épreuves.

« On est complètement satisfait », a déclaré dimanche le chef de sport au COC, Eric Myles. Surtout lorsqu’on tient compte du fait que ces résultats ont été obtenus en pleine pandémie mondiale et par des athlètes qui ont dû composer avec les règles sanitaires parmi « les plus restrictives » au monde, a-t-il fait valoir. « Quand on y pense, ça fait un total de 50 médailles en 7 mois, ce qui fait un beau chiffre rond et qui est tout un exploit », a-t-il noté se référant à la récolte des Jeux de Tokyo cet été (24 médailles, dont 7 d’or).

Des médailles sonnantes et trébuchantes

Il est vrai que le total de médailles remportées aux Jeux olympiques et sa répartition par sport a un impact sur la répartition du financement apporté au sport d’excellence au Canada à travers notamment l’organisme paragouvernemental fédéral « À nous le podium », mais pas leurs couleurs, a-t-il assuré, et pas seulement. « Nous tenons compte de plusieurs facteurs, comme le top 4, top 5 et top 8. On regarde aussi les tendances. Est-ce qu’on a affaire à des athlètes en fin de carrière ou à des jeunes? Comment la situation se présente pour les Jeux à venir? »

Toutes ces questions seront particulièrement importantes dans le contexte de la candidature du Canada en vue de la tenue des Jeux d’hiver à Vancouver en 2030, a fait valoir Eric Myles. « C’est maintenant qu’il faut penser au développement des jeunes athlètes d’excellence. Mais pas seulement. Le développement du sport en général aussi. Avec la pandémie qu’on vient de connaître et son impact sur la pratique du sport et les problèmes sociaux, il va falloir s’occuper des deux les prochaines années. »

Plus de sous

Or, lorsqu’on regarde les budgets consacrés à ces différents objectifs dans d’autres pays, notamment en Norvège, on voit bien que le Canada n’est pas le plus généreux en la matière, a-t-il admis.

Dans son dernier rapport annuel, «À nous le podium» rapportait s’être occupé du partage 105 millions de dollars sur les quatre années du cycle olympique menant aux Jeux de Pékin, contre 87 millions pour Pyeongchang, 92 millions pour Sotchi et 201 millions pour les Jeux d’été de Tokyo.

Dans son propre rapport annuel, le COC, de son côté, mentionnait également des revenus liés à ses partenariats privés et produits de marketing d’un peu plus de 40 millions en 2020, qui étaient allés financer ses différents programmes.

« Est-ce qu’il faudra plus d’argent? Assurément, a reconnu Eric Myles. Ce sont des choses dont il faudra discuter avec les gouvernements et nos partenaires privés. Comment s’assure-t-on de bien soutenir les jeunes athlètes et l’ensemble de la population dans le développement du sport. »

« Le gouvernement du Québec en fait énormément pour le sport. C’est un modèle, a-t-il poursuivi. Mais comment on fait pour pousser cela partout au pays? Ce seront de gros dossiers qui nous occuperont à notre retour de Chine… mais après une petite pause bien méritée. »

Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat-Le Devoir.

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