L’occupation d’Ottawa financée de l’étranger

Le « Convoi de la liberté » peut toujours bénéficier de l’aide étrangère pour maintenir son occupation des rues d’Ottawa, au grand désespoir des autorités. De nouvelles sources de financement alternatives, comme un fonds en cryptomonnaie, ont maintenant dépassé les sommes amassées par la défunte première campagne de financement.

« On s’attaque au financement, au ravitaillement d’essence et à la logistique [de] cette manifestation illégale et dangereuse », a déclaré le chef de la police d’Ottawa, Peter Sloly, jeudi.

Il a ajouté que des sympathisants du convoi ont inondé d’appels inutiles le service 911 d’Ottawa, mercredi soir, perturbant la ligne d’urgence. Un nombre « significatif » de ces appels provenait des États-Unis.

Cela fait plus d’une semaine que le chef de police répète ses inquiétudes quant à l’important soutien étranger dont disposent les camionneurs en colère qui bloquent une partie du centre-ville de la capitale fédérale.

Malgré le retrait d’une première campagne de sociofinancement par GoFundMe la semaine dernière, une seconde lancée sur le site concurrent GiveSendGo a levé en quelques jours un montant encore plus important, soit l’équivalent de 10,7 millions de dollars canadiens. Le gouvernement de l’Ontario a émis une ordonnance de la Cour, jeudi soir, pour empêcher quiconque d’avoir accès à cet argent.

Fonds en cryptomonnaie

Les autorités ne sont pas au bout de leurs peines. Les organisateurs du convoi ont aussi mis sur pied un autre fonds, en cryptomonnaie celui-là, qui avait accumulé près de 900 000 dollars au moment où ces lignes étaient écrites.

« Nous avons un objectif de financement très clair, et c’est de recevoir des dons de l’étranger de gens qui veulent appuyer le convoi, et démontrer leur engagement pour la liberté », a déclaré mercredi un organisateur lors d’un point de presse diffusé sur le Web et auquel Le Devoir n’était pas convié.

Il a fourni l’exemple d’un médecin au Nigeria qui aurait contribué financièrement au maintien du blocage des rues d’Ottawa. « C’est un mouvement mondial. Ce n’est pas juste canadien ou américain ! »

L’avocat et analyste en cybersécurité Ritesh Kotak, qui conseille des corps de police en Ontario, croit que ces nouvelles méthodes de financement participatif rendent la tâche plus difficile aux autorités qui tentent d’enquêter sur les groupes extrémistes. « Vous pouvez difficilement suivre l’argent s’il n’y en a pas, dans le sens traditionnel du terme. Ça ajoute un certain niveau de complexité pour les forces de l’ordre. »

Contrairement à l’idée répandue, ajoute-t-il, il est possible de retrouver les propriétaires des actifs en cryptomonnaie et même de procéder à des saisies, « mais c’est extrêmement complexe, et ça nécessite un certain niveau d’expertise ».

La question du financement du « Convoi de la liberté » s’est invitée dans un comité parlementaire à Ottawa, jeudi, où était invité le sous-directeur au renseignement du Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada, Barry MacKillop. Il a précisé que les plateformes de sociofinancement ne sont pas incluses dans la loi actuelle sur le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Les institutions bancaires qui leur transmettent des fonds, par contre, doivent signaler les transactions suspectes.

Le chef de police d’Ottawa dit être en mesure de mettre fin à l’occupation de son centre-ville, pour peu que la province et le fédéral lui fournissent les quelque 1 800 policiers ou civils demandés en renfort. Plus de 250 policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) lui ont été promis, et il s’attend « à des annonces très bientôt » pour plus de ressources. Dans un courriel, le bureau de la solliciteuse générale de l’Ontario indique que les services policiers locaux « ont les ressources et l’autorité pour assurer la sécurité de leur communauté ».

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