Le chef de la junte burkinabé investi comme président

L’homme fort du Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été investi mercredi à la présidence, un peu plus de trois semaines après avoir mené un coup d’État pour renverser le chef de l’État élu Roch Marc Christian Kaboré.

Lors d’une cérémonie télévisée, Damiba a prêté serment devant l’organe constitutionnel suprême du pays de « préserver, respecter, faire respecter et défendre la Constitution », les lois nationales et un « acte fondamental » de décisions clés approuvées par la junte.

Damiba était vêtu d’un uniforme de camouflage et d’un béret rouge, et portait une ceinture aux couleurs du drapeau national du Burkina.

La presse, mais aucun représentant étranger, a assisté à la cérémonie dans une petite salle des bureaux du Conseil constitutionnel.

Le 24 janvier, Damiba, 41 ans, a conduit des officiers mécontents à expulser Kaboré suite à la colère du public face à sa gestion d’une sanglante insurrection djihadiste.

La semaine dernière, le Conseil constitutionnel a formellement déterminé que Damiba était président, chef de l’État et commandant suprême des forces armées.

Cette décision a confirmé une annonce faite par la junte le 31 janvier selon laquelle Damiba serait nommé à ces postes pour une période de transition et serait assisté de deux vice-présidents.

La junte a suspendu la constitution immédiatement après avoir pris le pouvoir le 24 janvier, mais a ensuite annulé cette décision face aux pressions des voisins d’Afrique de l’Ouest exigeant un retour à un régime civil.

Les autorités militaires ont promis de rétablir « l’ordre constitutionnel » dans un « délai raisonnable » mais la question de la date des élections reste en suspens.

Le 5 février, la junte a annoncé qu’une commission de 15 membres serait chargée « d’élaborer un projet de charte et d’ordre du jour, ainsi qu’une proposition pour la durée de la période de transition ».

Le Burkina Faso est l’un des pays les plus pauvres du monde et l’un des plus instables d’Afrique.

L’État enclavé du Sahel a connu des coups d’État répétés depuis son indépendance de la France en 1960 et se bat contre une insurrection djihadiste brutale.

Plus de 2 000 personnes sont mortes, selon un décompte de l’AFP, tandis que l’agence d’urgence du pays indique que plus de 1,5 million de personnes ont fui leur domicile.

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