Lactips, cette entreprise française qui développe du plastique biodégradable à base de lait

Basée près de Saint-Etienne, cette société est à la tête d’une usine de 2500 mètres carrés pour produire 1500 tonnes par an de granulés de bioplastique.

Les aventures entrepreneuriales sont souvent une question de rencontres. C’est le cas pour Marie-Hélène Gramatikoff et Frédéric Prochazka. Lui est un chercheur universitaire, elle est une ancienne plasturgiste passionnée d’entrepreneuriat.

Créée en 2014, l’origine de leur entreprise commune, Lactips, se fonde sur une innovation développée par Frédéric Prochazka. « Je suis tombée sur le brevet qu’il avait déposé, je l’ai étudié et je lui ai proposé que l’on s’associe. Aujourd’hui, il s’occupe de l’aspect scientifique de l’entreprise et moi de tout le reste », retrace Marie-Hélène Gramatikoff. Elle perçoit alors l’ampleur de la découverte effectuée par son associé, aujourd’hui protégé par sept brevets, qui a mis au point un bioplastique biodégradable et hydrosoluble à partir d’une protéine de lait : la caséine. « En résumé, nous mélangeons des produits naturels dont le résultat peut être utilisé par les industriels exactement comme du plastique », revendique l’entrepreneuse. Cette protéine contenue dans le lait a la propriété de se dissoudre au contact de l’eau et de le faire sans laisser aucune trace, une plus-value pour la persévération de l’environnement mise en avant par l’entreprise.

Cependant, il est important de préciser que sur les sept brevets déposés, un seul détient la certification de biodégradable dans l’eau. «C’est bien d’avoir des alternatives biosourcées de ce type mais il faut faire attention à rester bien transparent sur le contenu de chacun des produits vendus. Sur le plastique, les consommateurs ont reproché à la filière de ne pas avoir été transparente sur son contenu et son impact, il ne faut pas que nous renouvelions la même erreur sur les nouveaux matériaux», met en garde Kako Naït Ali, docteur et ingénieur en chimie des matériaux.

Basée à Saint-Paul-en-Jarez, près de Saint-Etienne (42), l’entreprise possède aujourd’hui des locaux de 4200 mètres carrés dont 2500 mètres carrés d’usine, bien loin des neuf mètres carrés du début. Les différentes levées de fonds, 1,2 million d’euros en 2015, 3,7 millions en 2018 et 13 millions l’an dernier, ont permis à cette entreprise de deeptech de s’équiper de machines et d’investir dans des locaux. « Au tout début, on produisait 1kilo par heure, nous sommes aujourd’hui sur un rythme industriel à 250 kilos de l’heure. Notre capacité de production est de 1500 tonnes par an », met en avant la cofondatrice. Mais la formulation de création de ce bioplastique évolue en fonction des besoins des clients et pour cela deux lignes de production de recherche et développement sont toujours en fonctionnement.

Une entreprise à vocation internationale

Le produit que propose cette entreprise d’une soixantaine de personnes rencontre en effet plusieurs débouchés commerciaux. Ce bioplastique est déjà utilisé par le chimiste allemand BASF en tant qu’emballage pour des doses de détergents solides ou en poudre, destinées à la vaisselle ou à la lessive. Un partenariat commercial signé pour 10 ans. Sur ce créneau, la société a également noué un partenariat avec l’industriel français Plastiques Venthenat pour concurrencer les films à base d’alcool polyvinylique, qui sont déjà une alternative aux plastiques chimiques mais qui ne se résorbent qu’en partie. « Bien qu’ayant des clients français, l’entreprise a un engagement international avec beaucoup de partenaires étrangers, en Europe du Nord et au Japon notamment », explique-t-on du côté de Lactips.

L’entreprise industrielle mise aujourd’hui sur un nouveau débouché commercial : le Plastic Free Paper, une solution pour les emballages en papier sans plastique, totalement recyclable. « Les emballages papiers, de plus en plus plébiscités par les industriels notamment pour leur attractivité auprès des consommateurs finaux, contiennent souvent des adjuvants qui limitent leur recyclabilité ou empêchent leur biodégradabilité », précise Lactips qui propose donc de remédier à cela. Son premier client est japonais et l’entreprise compte arriver sur le marché français d’ici la fin du premier semestre de cette année.

À présent, bien que les levées de fonds effectuées par l’entreprise aient été indispensables à son développement, les fondateurs souhaitent stabiliser la croissance de l’entreprise. « Nous sommes dans une indigestion de croissance. Nous voulons stabiliser les effectifs, rationaliser les processus en espérant atteindre l’équilibre financier en 2024 », affirme Marie-Hélène Gramatikoff, cofondatrice.

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