À Châteauroux, Valérie Pécresse veut retisser un lien de confiance avec les villes moyennes

Lundi dans l’Indre, la candidate de la droite a retrouvé le maire Gil Avérous, qui est également le président du comité des maires Les Républicains.

Adresser un message d’espoir aux villes moyennes et aux territoires ruraux qui se sentent moins bien traités que les grandes métropoles. Lundi dans l’Indre, Valérie Pécresse s’est donné une nouvelle occasion de défendre sa vision de la décentralisation, l’un des axes majeurs de son projet.

Une immersion dans la cité du numérique de Châteauroux, une conférence de presse avec Jean-Christophe Fromantin (président de Territoires en mouvement ), une rencontre au sein d’un foyer de jeunes travailleurs, une réunion publique dans un village voisin… Gil Avérous, maire LR de Châteauroux, se réjouit de voir sa candidate privilégier le terrain et le contact direct avec les Français.

«Dans le vrai»

«Elle a passé le plus difficile. Sa plus grande réussite est d’avoir fédéré toutes les tendances de notre famille politique et le meeting du Zénith fut un moins mais en choisissant ces petits formats, elle est dans le vrai. Et chacun sait aussi que dans cette élection, il y a un enjeu de survie pour Les Républicains», explique l’élu qui est aussi président du comité des maires LR.

En choisissant Châteauroux, la candidate cherche à s’adresser à des communes qui ont souffert de la désindustrialisation et perdu des habitants au fil des années. Châteauroux compte 45 000 habitants contre 55 000 il y a trente ans. Dans son projet, Valérie Pécresse promet de rendre du pouvoir aux élus locaux pour les replacer au cœur d’une révolution territoriale où, selon elle, la ruralité serait en capacité d’incarner la modernité. « Nous avons des exemples concrets à Châteauroux », abonde Gil Avérous.

Si le recul de la droite dans l’électorat rural est une tendance pointée par les instituts de sondage, le maire de Châteauroux fait néanmoins la distinction entre scrutins locaux et scrutins nationaux, sachant que la droite a démontré sa solidité dans toutes les élections locales intermédiaires durant le quinquennat. Mais l’élu reconnaît une fuite des électeurs et il en explique les causes: «Les électeurs de la droite traditionnelle sont allés vers les extrêmes depuis une quinzaine d’années pour des raisons bien identifiées: la désindustrialisation, la régionalisation de l’administration, un sentiment d’abandon… Dans ce contexte, le vote s’est radicalisé, nourrissant une peur de l’autre et de l’étranger qui progresse aussi parce que le nombre d’acteurs de ces partis extrêmes a augmenté».

Perte de confiance

Gil Avérous reconnaît aussi les difficultés pour la droite à être «audible» alors que les Français perdent «confiance» en la politique et jugent souvent les pouvoirs nationaux déconnectés. «La fin du cumul des mandats fut une erreur dramatique. Un lien direct avec la population s’est perdu alors qu’avant, les députés pouvaient faire le service après vote…», regrette Gil Avérous.

Au-delà des constats, Valérie Pécresse tente de répondre à une attente très forte des territoires en leur expliquant qu’ils auront bientôt le pouvoir de changer les choses. Pas facile de faire passer ces messages quand les maires eux-mêmes ne sont pas dans le match de la présidentielle. «Ils sont un peu circonspects», constate Gil Avérous en regrettant une fermeture du débat tant que le candidat Emmanuel Macron ne sera pas déclaré. «Pour l’instant, nous sommes dans une fausse campagne présidentielle», regrette l’élu à quelques heures d’une réunion publique organisée dans la salle des fêtes de La Châtre, où Valérie Pécresse doit convaincre 300 personnes lundi soir.

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