Justin Trudeau parle en faveur d’un prix mondial sur le carbone à la COP26

Le premier ministre Justin Trudeau a pressé le monde de couvrir 60 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre par un prix sur la pollution en 2030, lors d’un discours prononcé mardi dans le cadre des discussions sur le climat de la COP26 de Glasgow.

M. Trudeau a commencé la deuxième et dernière journée des négociations annuelles sur le climat en coorganisant un événement sur la tarification du carbone, présentant le prix du carbone du Canada comme l’un des plus ambitieux et, selon ses propres termes, rigoureux au monde.

Il avait commencé la première journée par un discours appelant le reste du monde à suivre l’exemple du Canada et à négocier un prix minimum mondial du carbone.

Il compare l’idée à l’impôt minimum sur les sociétés de 15 % que plus de 130 pays ont maintenant signé dans le but d’empêcher les grandes sociétés multinationales d’éviter les impôts en canalisant leurs bénéfices vers des pays à faible taux d’imposition.

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La tarification du carbone a été un champ de mines politique au Canada, les premiers ministres provinciaux conservateurs qui s’y opposaient ont mené la lutte jusqu’à la Cour suprême, qui a donné raison au gouvernement fédéral.

Le Parti conservateur du Canada, longtemps opposé à la tarification du carbone, est désormais lui-même engagé dans un débat interne sur le fond.

Le chef Erin O’Toole a promis de mettre en œuvre une autre version d’un prix sur le carbone lors des récentes élections avec un système semblable à une carte de récompense.

Le nouveau ministre de l’Environnement Steven Guilbeault a déclaré lundi qu’il pense que cette édition de la COP pourrait être celle qui déclenchera le début d’une véritable négociation vers un prix mondial du carbone.

Il a précisé qu’il y avait un niveau d’intérêt pour l’idée qu’il n’avait jamais vu auparavant.

Le ministre de l’Environnement a indiqué que « ce n’était pas une affaire conclue » en ajoutant que la conférence de Glasgow a toutefois le potentiel d’être le moment où nous commençons réellement à travailler sur le développement d’une telle initiative.

La tarification du carbone au Canada a commencé en 2019 à 20 $ la tonne et devrait atteindre 170 $ la tonne d’ici 2030. Le prix actuel de 40 $ la tonne ajoute environ 8,8 cents au litre d’essence, soit environ 3,50 $ de plus chaque fois que vous remplissez votre voiture avec 40 litres d’essence.

Mais l’argent est remis aux citoyens lors des déclarations de revenus pour rendre le programme neutre en termes de revenus. L’idée est qu’un prix du carbone ne devrait pas laisser moins d’argent aux familles, mais inciter à trouver des moyens de réduire l’utilisation des combustibles fossiles en augmentant leur coût.

Elle s’applique également au gaz naturel, au propane, au carburéacteur et à tout autre carburant liquide, en fonction du poids des émissions de gaz à effet de serre produites lors de la combustion de ce carburant.

Le prix national du Canada ne s’applique que dans les provinces qui n’ont pas de politique provinciale équivalente en place : l’Alberta, la Saskatchewan, l’Ontario et le Nouveau-Brunswick.

Une politique distincte pour les grands émetteurs industriels utilise le même prix mais n’est facturée que sur une partie des émissions totales produites, plutôt que sur les carburants que ces émetteurs achètent pour faire fonctionner leurs machines industrielles.

Le groupe international de défense de l’environnement « Citizens Climate Lobby » indique qu’il existe 64 politiques de tarification du carbone dans le monde, y compris un prix direct sur les émissions de carbone et des systèmes de plafonnement et d’échange.

Plus d’une vingtaine de ses systèmes sont des politiques nationales, et les autres sont infranationales, dont font partie des États américains comme la Californie, des provinces canadiennes comme le Québec et des villes comme Tokyo.

Les États-Unis et l’Australie sont les deux seules économies pleinement développées sans une certaine forme de tarification du carbone.

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