Steven Guilbeault refuse de se prononcer sur le troisième lien

Le nouveau ministre canadien de l’Environnement, Steven Guilbeault, refuse de se prononcer sur le projet de troisième lien entre Québec et Lévis. Il promet toutefois qu’une évaluation environnementale fédérale sera menée pour étudier ce lien routier, comme le prévoit la législation.

« Ce n’est pas dans le cadre d’une conversation sur le coin de la table qu’on va décider si, d’un point de vue écologique, c’est un bon ou un mauvais projet », a fait valoir le ministre Guilbeault, dans le cadre d’un point de presse tenu vendredi matin avant son départ pour la 26e Conférence des Nations unies sur le climat (COP26).

Même s’il refuse pour le moment de se prononcer sur ce nouvel axe routier conçu d’abord pour faciliter le transport automobile, il a rappelé que le projet sera soumis à un processus d’évaluation fédéral mené sous l’égide de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC). « Ce projet, lorsqu’il sera présenté au gouvernement fédéral, ce qui n’est pas encore le cas, fera l’objet d’une évaluation d’impacts », a assuré M. Guilbeault.

Ce processus est d’ailleurs obligatoire, puisque le tunnel traverserait le fleuve Saint-Laurent, un cours d’eau de juridiction fédérale. « C’est un projet qui traverse un des plus grands cours d’eau au pays. Il est donc clair qu’il y aura une évaluation d’impacts fédérale sur le projet. Cette évaluation permettra de mettre en lumière la nature écologique, ou non, de ce projet. »

En campagne électorale, le premier ministre Justin Trudeau avait soulevé plusieurs bémols en lien avec la réalisation de ce projet phare du gouvernement caquiste de François Legault. « On va être là pour écouter, mais la réalité, c’est que nous sommes très préoccupés par la question environnementale et très conscients des enjeux d’acceptabilité sociale du troisième lien », avait-il fait valoir. « Comme j’ai dit, pour le volet transports collectifs, il y a un intérêt de voir ce qu’on pourrait faire. Mais on ne va pas prendre une décision finale avant de recevoir un projet final », avait ajouté le chef libéral.

La CAQ se défend

Jeudi, à quelques jours du début de la 26e conférence climatique des Nations unies (COP26), François Legault s’est de nouveau porté à la défense du projet de lien routier entre Québec et Lévis. Selon lui, le Québec n’aura pas à être gêné de parler de ce projet dans le cadre du sommet climatique le plus important depuis la signature de l’Accord de Paris sur le climat.

« Je pense qu’on n’a pas aucune gêne à avoir », a-t-il commenté dans le cadre de la période des questions à l’Assemblée nationale, en admettant toutefois qu’« il y a des choses qui ne sont pas en ligne avec les objectifs » environnementaux.

Son ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a pour sa part comparé la construction du troisième lien à la construction d’un hôpital ou d’une école. « Si la question est posée, j’en parle sans gêne avec vous, donc j’en parlerai sans gêne là-bas aussi », a-t-il affirmé en mêlée de presse avant la période de questions.

« Tout projet a des impacts », a fait valoir M. Charette, en ajoutant que l’objectif est de limiter les conséquences sur l’environnement. « On construit une école, il y a forcément un impact, on construit un hôpital, il y a forcément un impact, dès qu’on construit quelque chose, il y a forcément un impact environnemental. » Il a ajouté qu’il serait surpris toutefois d’être questionné par ses interlocuteurs sur le troisième lien.

Bilan et cible climatique

Le secteur des transports est le poids lourd du bilan des émissions de gaz à effet de serre du Québec, puisqu’il représente près de 45 % de toutes les émissions de la province. Avec la mise en œuvre du Plan pour une économie verte présenté à l’automne 2020, le gouvernement Legault espère réduire les émissions de 37,5 % d’ici 2030, par rapport à 1990.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) estime toutefois que, pour limiter le réchauffement climatique mondial à 1,5 °C, soit l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris, il faudra réduire les émissions de GES de 50 % d’ici 2030 par rapport au niveau de 2010.

Pour le Québec, un recul de 50 % signifierait ramener les émissions annuelles à environ 40 millions de tonnes (Mt) de GES. Mais le gouvernement Legault a fermé la porte à l’atteinte d’une telle cible, jugeant que cela pourrait être dommageable pour l’économie. Il n’entend pas non plus taxer davantage les véhicules les plus polluants, comme les véhicules utilitaires sports (VUS), qui sont plus populaires que jamais dans la province. Avec la cible actuelle du gouvernement, les émissions devraient plutôt atteindre environ 54 Mt en 2030.

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