Jean Charest reproche au gouvernement Legault d’avoir cautionné des «gestes illégaux»

L’ex-premier ministre du Québec Jean Charest reproche au gouvernement Legault d’avoir « cautionné » et « légitimé » des « actes illégaux » puisque la vice-première ministre, Geneviève Guilbault, a brandi au Salon bleu le livre PLQ inc., qui s’intéresse à l’enquête Mâchurer de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

L’ouvrage « repose sur plusieurs fuites illégales émanant de l’UPAC, dont la véracité n’a par ailleurs jamais été démontrée et qui viole la vie privée d’un ancien premier ministre du Québec », a écrit mercredi M. Charest dans un communiqué qu’il a fait parvenir aux journalistes.

En s’appropriant un ouvrage qui se base sur ces « fuites illégales », « le gouvernement Legault, le ministre de la Justice et en particulier la vice-première ministre cautionnent et légitiment des actes illégaux », poursuit-il. « De toute évidence, les gestes et les propos du gouvernement Legault et de la ministre Guilbault étaient planifiés et prémédités. »

La vice-première ministre Geneviève Guilbault a brandi le livre au Salon bleu le 21 octobre pendant un échange corsé avec le député libéral Marc Tanguay. « Pour toute réponse à la question libérale sur la corruption et l’intégrité, voici », a-t-elle lancé en brandissant le document, dont la page couverture montre une photo de Jean Charest. « S’il y a un parti qui a donné de l’ouvrage à l’UPAC, à travers les années, c’est bien le Parti libéral », avait-elle dit un peu plus tôt.

Dans une mêlée de presse mercredi, la ministre Guilbault a dit n’avoir eu aucune intention de « cautionner » les fuites à l’UPAC, comme le prétend M. Charest. « Ça n’a rien à voir. Cet ouvrage-là a été écrit par des journalistes. C’est un ouvrage dans la sphère publique, qui traite de sujets par rapport au Parti libéral », a-t-elle déclaré.

Elle a ensuite défendu son intervention au Salon bleu. « Remettre sur le tapis le laxisme du Parti libéral en matière de gestion de l’UPAC et de lutte contre la corruption était tout à fait pertinent dans la mesure où un député libéral semblait s’insurger sur le fait que l’UPAC a été mal gérée. C’était un peu un effet miroir », a-t-elle expliqué.

L’élue a ensuite souligné que ce n’était pas elle « qui [avait] dessiné la couverture » du livre. « Donc moi, je veux dire, j’utilise l’ouvrage comme tel. Pour le reste, les détails, ça ne me concerne pas. » La ministre a dit ne pas apporter le livre PLQ inc. à toutes les périodes de questions, mais a refusé de dire si elle avait « prémédité » sa réplique. 

« Choqué » par le geste de Mme Guilbault

De l’avis de M. Charest, la vice-première ministre a exhibé le livre au Salon bleu « de manière théâtrale ». Son geste l’a « profondément choqué », écrit-il dans son communiqué.

« Ce livre est le résultat de plusieurs fuites d’enquêtes menées par l’UPAC, fuites qui, disons-le clairement, constituent des actes criminels. Celles-ci violent non seulement la vie privée de M. Charest, mais elles font aujourd’hui l’objet d’une poursuite devant la Cour supérieure à la suite du refus du gouvernement du Québec de présenter des excuses à l’ancien premier ministre », ajoute-t-il.

Dans la poursuite qu’il a intentée « à contrecœur » en octobre 2020, Jean Charest réclame à Québec une somme globale de 1 050 000 $ en dommages punitifs et moraux.

L’ancien député de Sherbrooke estime que Québec et l’UPAC ont failli à leur devoir de protéger les informations recueillies dans le cadre de l’enquête Mâchurer. Lancée il y a plus de sept ans, cette enquête, qui est d’ailleurs toujours en cours, s’intéresse à un système de financement illégal au Parti libéral du Québec. Les soupçons policiers n’ont jamais été validés par les tribunaux et n’ont jusqu’à aujourd’hui mené à aucune accusation.

Dans son communiqué, M. Charest rappelle que les fuites à l’UPAC « font actuellement l’objet d’une enquête par le Bureau des enquêtes indépendantes ». Il souligne aussi que « des enquêteurs de l’UPAC sont soupçonnés d’en avoir été les auteurs ».

(Re)voyez la déclaration de Geneviève Guilbault

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