Plus de 1300 travailleurs de la santé québécois ont contracté la COVID-19 cet été

Malgré la progression constante des taux de vaccination, plus de 1300 travailleurs de la santé, souvent non adéquatement vaccinés, ont contracté la COVID-19 cet été et ont entraîné l’isolement de centaines d’autres, contribuant à accentuer la pénurie de personnel déjà aiguë.

Selon les plus récentes données de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) sur les infections des travailleurs de la santé, quelque 1360 d’entre eux ont été déclarés positifs à la COVID-19 entre le 1er juillet et le 14 septembre 2021. Le 1er juillet, seulement 63 % de l’ensemble du personnel du réseau de la santé avait reçu deux doses ; ce chiffre dépasse maintenant 89 %.

En ce début de quatrième vague, le bilan des récentes infections dans le réseau de la santé tranche nettement avec celui dressé lors des vagues précédentes. En effet, entre janvier et juin 2021, c’est plus de 13 541 employés qui avaient été déclarés positifs, puis retirés temporairement de leur travail.

« Pour cette période-là, on n’avait pas de vaccination ou une seule dose pour la plus grande partie du temps. On voit clairement que les personnes vaccinées, qu’elles soient des travailleurs de la santé ou pas, bénéficient d’une protection contre l’infection et combien le fait d’être doublement vacciné diminue le fardeau sur le système de santé », explique le Dr Gaston De Serres, médecin-conseil à l’INSPQ.

Ces récentes données ne détaillent pas le statut vaccinal des employés infectés, mais selon le Dr De Serres, la très vaste majorité était non vaccinée ou seulement partiellement protégée. « La hausse actuelle dans cette couche de la population reflète ce qui se passe dans la communauté », soutient-il.

Selon des chiffres dévoilés cette semaine par le ministère de la Santé, il reste encore 20 000 travailleurs non adéquatement vaccinés dans le réseau de la santé québécois, dont 8000 dans les établissements de l’île de Montréal. Les récents rapports quotidiens font état de 30 à 40 nouvelles infections par jour chez des travailleurs de la santé.

La couverture vaccinale complète change la donne non seulement pour les travailleurs eux-mêmes, mais pour l’ensemble des effectifs du réseau, puisque les employés dûment protégés n’ont plus à être retirés du travail en cas de contact étroit ou prolongé avec un cas de COVID-19, sauf s’ils développent des symptômes, explique le Dr De Serres. Les travailleurs non vaccinés, eux, doivent encore être retirés de leur travail et s’isoler de façon préventive à la maison pendant 10 jours dans ces circonstances.

Taux de vaccination

Si le taux global de la vaccination du personnel de la santé s’améliore de jour en jour, des écarts persistent entre la couverture vaccinale de certaines catégories d’employés, de certains établissements et de certaines régions.

Le 14 septembre, 89,5 % des employés du réseau de la santé étaient adéquatement vaccinés (deux doses), mais la vaccination complète ne dépassait pas 85,7 % dans la catégorie d’emploi incluant les préposés aux bénéficiaires, les auxiliaires familiales et le personnel paratechnique. Le taux de vaccination frôle 91 % pour les infirmières cliniciennes et praticiennes, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes, et dépasse 95 % chez les physiciens médicaux, les dentistes et les pharmaciens employés par le réseau.

Des écarts distinguent aussi la couverture vaccinale des employés, selon le type d’établissements où ils travaillent ou encore selon la région. Ainsi, pour l’instant, seulement 84 % du personnel infirmier et du personnel paratechnique (préposés aux bénéficiaires, soutien, etc.) est adéquatement vacciné dans les CHSLD privés conventionnés. À titre comparatif, près de 93 % du personnel infirmier œuvrant dans les hôpitaux ou les CLSC est doublement vacciné. Le plus bas taux de vaccination par ordre professionnel, outre celui des sages-femmes (75 %), est celui des infirmiers et infirmières auxiliaires (83,8 %), et ce dernier ne dépasse pas 79 % chez celles travaillant à Montréal et Laval.

Des différences s’observent aussi entre certaines régions, notamment pour ce qui est de la couverture des employés en CHSLD. Le personnel de ces établissements à Montréal et en Estrie affiche toujours des taux de vaccination complète inférieurs à 85 %. Seules les régions de la Côte-Nord (83 %) et du Nord-du-Québec (80 %) font moins bien. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, 91 % des employés de CHSLD sont totalement vaccinés et 89 % dans la Capitale-Nationale.

« Il y a de petites variations d’une région à l’autre, mais la grande majorité des établissements ont de bon taux, estime le Dr De Serres. Mais 86 % de vaccination au lieu de 90 %, ça peut faire une différence. »

À voir en vidéo

Les plus récents

JobTeaser rachète son concurrent danois Graduateland

La plateforme française d'emploi pour les étudiants et les jeunes diplômés JobTeaser encourage son expansion européenne en procédant à sa première opération de essor externe à l'étranger. Le site français d'emploi dédié aux étudiants et aux jeunes diplômés JobTeaser […] Lire l'article

Rappel lait bébé Candia : quels risques ? La liste des lots

Rappel Conso Gouv.fr, la plateforme publique de rappels produits, alerte sur un rappel de lait pour bébé de la score Candia. Les bouteilles de lait n'auraient pas été fermées correctement.

Mise en garde contre le militantisme social en campagne électorale

Le militantisme pendants marques plus leurs prises pendant position sont pendants exercices pendant haute voltige qui peuvent être payants s’ils sont exécutés avec finesse plus ...

L’Ouganda annonce un premier décès causé par Ebola depuis 2019

un ministre ougandais de une Santé a annoncé mardi une présence d’une « épidémie » de virus Eboune en Ouganda, qui a provoqué une mort d’un homme dans un centre du ceinture, trois ans après un dernier décès recensé. « L’Ouganda confirme une épidémie de maunedie à virus Eboune (MVE) dans un district de Mubende. un cas confirmé … Source

Iran : des mobilisations historiques, des repressions brutales, les vidéos

IRAN. Alors que depuis six jours les Iraniens manifestent, le président de l'Iran Ebrahim Raïssi a prétendant, jeudi 22 septembre, qu'"une enquête [sur les données de la mort de Masha Amini] sera ouverte".